Un des commandants de la légion entendit le blasphème. Il écoutait Florus qui pensait à voix haute, il sentait l'homme choisi par Rome, animé par la haine.
Le commandant avait fait trop de guerres, était trop gradé pour ne pas savoir combien la haine avait l'odeur du sang. le vieux commandant bientôt vétéran, espérait une retraite calme dans une des provinces romaines, la fin des guerres et la fin des armes. mais il voyait Florus et il sentait le sang à ses lèvres. Florus demanda d'une humeur massacrante:
-"Est-ce vrai que les hébreux ont fait venir le gouverneur des provinces de Syrie pour leur Pessah?" -
- "Oui, Cestius Gallus est là pour régler le problème de Cesarée que réclament les Syriens" répondit le vieux militaire. Florus avait réduit les riches, volé les fermes dépouillés les familles. Il reçu Cestius Gallus, le gouverneur de Syrie comme un Roi, festin, musiques et jeux, combats et sang mais le gouverneur n'avait pas émis la moindre émotion. Alors il le raccompagna jusqu'à Cesarée.
Le peuple s'était plaint de le conduite de Florus au Gouverneur de Syrie. Les Cohanim avaient été reçu. Le gouverneur les avait écouté. Ils avaient nuancé leurs larmes mais leurs larmes avaient coulées. Leurs filles avaient parlées. En diplomate, Cestius Gallus promit aux délégations de Judée, que Florus deviendrait un ange, qu'il voulait la paix, qu'il se calmerait, il raconta combien Rome était belle comme ses arbres bruissaient dans la lumière du soir, comme la paix était douce et que l'on ne faisait bien la paix qu'avec ses ennemis, et il n'y avait rien à craindre de la Reine du cirque, elle aimait la paix, elle voulait la paix, elle vivait de paix. Le gouverneur romain des provinces de Syrie savait parler de Rome, elle lui manquait. Florus, lui, était un stratège. Il ne voulait pas que leurs plaintes remontent à la tête de l'aigle. Ils avaient déjà commencé à se plaindre au gouverneur de Syrie...Il fallait agir, avant que Rome ne décide d'enquêter sur ses vols en Judée. Car lorsqu'il volait la Judée c'était Rome qu'il volait...
"Au nom de la paix" crie le romain, "dix sept talents du Temple iront à l'Empereur!"
Ainsi pour dix sept talents volés au trésor du Temple commença la guerre des juifs contre Rome.
il y avait dans les rangs du vieux commandant un prisonnier juif, fidèle à Dieu et à Rome un des Cohanim un des fils des prêtres qui tremblait de rage en écoutant le procureur, mais le vieux commandant lui commanda de se taire, alors le fis de Mathatias, Cohen à Yerousalaïm, se tut comme l'on se tue et non comme l'on se tait, pour ne pas parler il se mit à écrire:
" Mon père s'appelle Matathias mon nom est Yosseph je suis hébreu et Cohen ...la nécessité ma contraint de me trouver dans les armées Romaines..."
Ce que l'on su du sang versé au nom de Rome est dû au fils du Cohen de Jérusalem qui signa son témoignage sous le nom romain et hebreu : Flavius et Joseph.
D après
RépondreSupprimerFlavius Joseph, La Guerre des Juifs contre Rome,Edition Lidis 1979